La lutte d’une grand-mère pour enregistrer sa petite-fille

Credit: elisabete vilar/PNUD GB

Pauleta est le fruit d’une rélation amoureuse, qui n’a pas abouti au marriage, ente une femme catholique et un homme musulman, de différentes ethnies. Le père de l’adolescente habite à Bissau, la capitale, et est marié à une autre femme, la mère de ses autres enfants. La mère de Pauleta a épousé un autre homme et réside à Canchungo. Pauleta vit à Bissau et est sous la garde de sa grand-mère partenele.

A retenir

  • Les Centres d'Accès à la Justice ont été créés en 2011. Ils sont déjà cinq: deux à Bissau et les autres dans les villes de Mansoa, Canchungo et Bafatá.
  • Depuis leur création, les CAJ ont reçu plus de 3500 plaintes ou demandes d'appui.
  • Entre les cas qui sont arrivés aux CAJ, presque 2500 ont été résolus.
  • En plus de fournir des services d'assistance juridique les CAJ abrite également les militants d'une ONG nationale qui font des actions de sensibilisation, de clarification et de soutien socio-psychologique.

Rosa Nhaga est humble et n’a pas beaucoup d’argent mais assure, avec fierté, que « rien ne manque à l’enfant ». Elle a obtenu la garde de Pauleta très tôt, presque depuis sa naissance. Le père, dit-elle, n’avait pas « une bonne attitude à l’époque vis-à-vis la fille, il ne s’interressait pas et disait qu’il ne voulait pas l’enregister ». Or, depuis la grand-mère a décidé qu’elle n’aurais pas de repos sans obtenir l’enregistrement de Pauleta.

Rosa souligne que ce n’est pas l’argent qui la motive. « Je suis pauvre mais je donne tout ce qui est necessaire à ma petite fille ». Le problème c’est que, sans l’enregistrement, l’enfant ne peut pas avoir les documents necessaires pour étudier.

C’est alors que Rosa a écouté un programme à la radio qui parlait des Centres d’Accès à la Justice. Les CAJ, sous la tutelle du Ministère de la Justice, ont été créés en 2011, avec l’appui du PNUD. Ils sont maintenant cinq et au-delà de representer une décentralisation des services d’accès à la justice, surtout dans les contextes où ceux-ci n’existent pas, sont aussi une structure de médiation et négotiation de conflits.

Rosa a demandé l’appui du CAJ. Les agents du Centre ont réussi à organiser trois rencontres entre la grand-mère et le père de Pauleta – les deux première très tenses et sans succès. Mais la persévérance de Rosa et des agents d’accès à la justice à compensé. Le père de Pauleta a cedé aux demandes, il a enregistré sa fille, qui attend maintenant de début de l’année scolaire.